Keynote speakers

Prof. Dr. Timo Leuders and Prof. Dr. Florence Ligozat – two outstanding personalities in the field – will be in attendance and will take a differentiated look at evidence orientation in subject-specific education from different theoretical and practical perspectives in their keynote speeches.

Evidenzorientierung auf den verschiedenen Ebenen des Bildungssystems – Chance oder Chimäre?

Evidenzorientierung gilt heute fast selbstverständlich als Leitidee pädagogischer Qualitätsentwicklung. Mit ihr verbindet sich die Hoffnung, dass Entscheidungen in Bildungspolitik, Schulentwicklung, Professionalisierung und Unterricht besser werden, wenn sie sich systematisch auf Daten und wissenschaftliches Wissen stützen. Doch was genau heißt das eigentlich? 

Der Vortrag schlägt vor, Evidenzorientierung differenzierter zu betrachten. Es werden drei evidenzorientierte Nutzungsweisen unterschieden: Theorien und Prinzipien anwenden, Produkte nutzen und Methoden adaptieren. Diese Formen der Evidenznutzung stellen sich auf verschiedenen Ebenen des Bildungssystems je unterschiedlich dar – von Steuerungsfragen über die Lehrer:innenbildung bis hin zu Unterricht, Diagnose und mikroadaptiven Entscheidungen im Lehr-Lern-Prozess. 

Im Zentrum steht dabei die Frage, welche Art von Evidenz für welche Entscheidungen auf welcher Ebene tatsächlich hilfreich ist. Besondere Aufmerksamkeit gilt der Rolle der Fachdidaktiken: Sie erzeugen nicht nur Evidenz, sondern bereiten sie auch so auf, dass sie für professionelles Handeln nutzbar wird.

Im Vortrag werden unterschiedliche Beispiele für Evidenznutzung auf verschiedenen Ebenen des Bildungssystems, Bemühungen der Aufbereitung von Evidenz und Forschung zur Evidenznutzung vorgestellt – einschließlich der Frage, ob und wie KI neue Chancen für evidenzorientierte pädagogisch-didaktische Entscheidungen eröffnen kann.

De la prise d’indices à la construction de « preuves » : qu’est-ce qui constitue un résultat dans les recherches qualitatives en didactique des disciplines ?

Dans les régions francophones, l’avènement des recherches en didactique des disciplines dans les années 80-90 s’est accompagné d’une bifurcation par rapport aux méthodologies classiquement utilisées en psychologie expérimentale, reposant des comparaisons entre pré-tests et post-tests pour des groupes témoins et expérimentaux. Des méthodologies propres, adaptées à la compréhension de la complexité des systèmes didactiques enseignant-élève(s)-savoir ont vu le jour, combinant l’intervention sur les systèmes didactiques et l’explication / compréhension des phénomènes d’enseignement-apprentissage dans ces systèmes. En la matière, les démarches d’ingénierie didactique (Artigue, 2002) et l’approche clinique - expérimentale des pratiques de classe ordinaire (Leutenegger, 2000) constituent deux composantes essentielles d’un spectre de pratiques méthodologiques aujourd’hui hybrides, répondant à des finalités diverses telles que la modélisation de dispositifs d’enseignement d’un savoir spécifique ou la caractérisation des rapports aux savoirs des élèves et des enseignants.

En regard de la polysémie du terme de « preuve » au cœur des préoccupations de ce colloque, je prendrai appui sur différentes recherches empiriques en didactique des disciplines, pour distinguer les modes de validation qui les caractérisent. Je montrerai comment la complémentarité d’une double approche clinique et expérimentale du système enseignant-élèves-savoir peut permettre de construire des résultats par comparaison de configuration d’indices prélevés dans les traces de l’activité didactique. La comparaison devient alors un opérateur de validation : elle étaye l’identification de régularités et de spécificités, prenant le statut de pièces à conviction ou « evidence » caractérisant les résultats d’un processus de recherche. La manière dont ces résultats peuvent diffuser dans les pratiques sera également discutée en regard du développement croissant des recherches participatives impliquant différents acteurs des systèmes scolaires.